Patrimoine

Patrimoine

Église du Bourg

Monument Historique
Cet édifice dédié à Saint Laurentus (d’où le nom de la ville) est mentionné pour la première fois dans le vocable en 1099 par l’Archevêque de Bordeaux. Il a une particularité qui attire les curieux. En effet, son abside est romane et son clocher est gothique. Ceci est le résultat des diverses campagnes de constructions au cours des siècles. A l’extérieure, au dessus de la porte, on peut aussi observer des figurines représentant les sept pêchés capitaux. Sa tour carrée du XIVème (semblable à celle de Sémignan) lui servant de clocher, ainsi que l’autel Saint Jean ont été rénovés récemment.

Notre Dame de Benon

Monument Historique classé en 1972
Cette charmante église de style roman est le vestige de la première commanderie hospitalière implantée en Médoc.
Sa fondation remonte à l’époque de la deuxième croisade(1147-1149). Située sur le chemin de Compostelle, les Hospitaliers y édifièrent la commanderie avec un hôpital pour y accueillir les pèlerins.
Elle fait l’objet de travaux de rénovation, grâce à l’association les Amis de Notre Dame de Benon que vous pouvez retrouver

sur leur site : http://lesamisdebenon.free.fr

Fontaine de Bernos

Seule sa configuration nous permet d’affirmer que sa datation remonte à l’époque celte. Elle est entourée de deux légendes qui expliquent son succès auprès des visiteurs ainsi que des médocains. En effet, on raconte qu’une fée viendrait s’y désaltérer, en souvenir de son existence terrestre. L’autre version raconte qu’une princesse s’ y serait noyée et que ses cheveux roux coloreraient encore aujourd’hui son eau.

Château de Sémignan

Cette maison forte a été édifiée au début du XIVème siècle par les Seigneurs Albret de Vertheuil. Son architecture est toute aussi passionnante qu’intrigante, du fait que nous manquons d’éléments sur le début de son histoire. Elle se compose entre autres d’une tour carrée, de douves, d’un pont.. Une association oeuvre à sa rénovation lors de chantiers d’été et tente de percer son mystère : La Croisade Sémignanaise.

Mairie

Ce bâtiment du début du XXème siècle accueille la Mairie depuis 1906. Il est composé d’un corps de logis central et d’un étage carré.

Monument aux Morts

Erigé en 1921 et inauguré en juillet 1923, il présente une allégorie de la République soutenant un soldat.

Four à chaux

Jusqu’au début du XXème siècle, il fabriquait du mortier pour la construction, de la chaux pour les vignes et les ostréiculteurs. Il est aujourd’hui la propriété de la commune qui souhaite préserver par cette action son patrimoine en le restaurant. Avis aux intéressés !

Le Square des Déportés

Comme la plupart des communes françaises, Saint Laurent Médoc compte ses martyrs.
En avril 1943, autour de Marc Bourguedieu à peine âgé de 18 ans, se forme dans notre commune un petit groupe de résistants. Il comprend Paul Castaing, Francis Fournié, Emile Hostein et le jeune March. Ce dernier prend rapidement le marquis. Il décède à la libération victime des privations endurées pendant cette terrible période.
Début août 1943, ces 4 patriotes préparent la réception d’un parachutage. Cette opération n’aura jamais lieu. Le 11 août, sur dénonciation, Paul Castaing est arrêté par deux miliciens et un allemand. Il a juste le temps de détruire une liste comportant les noms de personnes susceptibles de les aider. Marc Bourguedieu, Francis Fournié et Emile Hostein sont quant à eux arrêtés le 14.
Ils restent pendant 5 mois à Bordeaux au fort du Hâ sousmis à un régime et des interrogations très sévères. Ils sont ensuite dirigés vers Compiègne puis envoyés en camp de concentration.
Libéré une première fois Marc Bourguedieu revient à Saint laurent Médoc

et réintégre le réseau de résistant. Il est de nouveau arrêté le 14 juillet 1944 et envoyé à Dachau puis Neuengamme. Libéré par les Anglais, il est rapatrié en avion vers l’hôpital de Kremlin-Bicêtre où il va mourir le 11 juillet 1945.
Paul Castaing et Francis Fournié sont dans le même wagon qui les conduit, le 29 janvier 1944, à Buchenwald. A Bar le Duc, en répression à quelques évasions, les prisonniers vont être mis complétement nus dans le froid glacial. Comme bien d’autres Francis Fournié ne résiste pas à ce traitement. Privé de soins corrects il cesse de travailler. Transporté mourant à l’hôpital le 24 mars 1944, il y décède deux jours après.
Alors qu’il passe près de la baraque hôpital Paul Castaing entend murmurer son prénom. Il retrouve son ami Emile Hostein qui se remet lentement d’une pleurésie grâce aux bons soins d’un médecin français. Ensemble ils vont vivre l’abomination de la vie en camp de concentration. Leurs seuls moments de réconfort sont la réception de colis et de lettres envoyés par les familles mais passés au filtre draconien de la censure. Paul Castaing après avoir connu les horreurs de Buchenwald e tbochum sera libéré le 26 avril et rapatrié le 29 avril 1945. Il décède le 15 novembre 1982. Quant à Emile Hostein son sort n’a pas été meilleur. Il a enduuré les affres des camps d’Hablerstad puis Buchenwald où il est libéré le 11 avril 1945. Il décède le 15 février 1990.

Cette stèle a été inaugurée le dimanche 25 avril 2004 à l’occasion de la cérémonie du « Souvenir des Déportés ».

Ce devoir de mémoire est aussi indispensable à notre avenir, nous le devons aux générations futures.