Démographie

Démographie

L’analyse démographique de Saint-Laurent-Médoc est essentiellement fondée sur les résultats du recensement de l’INSEE.
Certaines informations peuvent apparaître non cohérentes ; les variations sont dues à l’utilisation de documents disponibles dont la précision est variable.

Évolution de la population

Entre 1968 et 2004 la population de Saint-Laurent-Médoc est passée de 2034 à 3586 habitants soit un gain de 1 552 habitants en un peu plus de quarante ans. La population est donc en phase de croissance régulière depuis 1968.

Cette croissance n’a pas suivi un rythme régulier. Les données de l’INSEE soulignent la progression particulièrement importante de la population communale entre 1975 et 1982 (+4,94%), (installation du centre de préparation des annuaires) alors que les autres périodes montrent des évolutions de moindre importance.
Entre 1990 et 1999, la population est stationnaire, le taux de croissance annuel atteint à peine + 0,09%.
Depuis 1999, la commune connaît une nouvelle période de croissance démographique (+1,26%) avec un gain de 220 habitants supplémentaires en l’espace de 5 ans (soit 44 par an).

Aujourd’hui la municipalité souhaite poursuivre de façon raisonnable et raisonnée la croissance démographique communale.

Entre 1968 et 1999, la commune de Saint-Laurent-Médoc a rencontré une croissance particulièrement soutenue et supérieure à celle du canton et du département de la Gironde. Cette tendance s’est surtout affirmée entre 1975 et 1982, période durant laquelle la commune a connu la plus forte croissance. Alors que Saint Laurent Médoc enregistrait une croissance de plus de 40%, dans le même temps, le canton et le département enregistraient respectivement 13% 6% de croissance.
A partir de 1982 ce rythme s’est ralenti tout en restant supérieur aux chiffres cantonaux et départementaux. Ce n’est qu’au cours de la période 1990-1999 que le taux de croissance est moins important dans la commune que dans les autres échelles territoriales.

Analyse de la pyramide des âges communale

Entre 1990 et 1999, Saint-Laurent-Médoc connaît un vieillissement continu de sa population.
Les classes d’âge supérieures à 45 ans sont de plus en plus importantes. Elles représentent 39% de la population en 1999 contre 30% en 1990. A contrario, les classes d’âges inférieures à 44 ans sont de moins en moins nombreuses et représentent 61% de la population en 1999 contre 70% en 1990.

Plusieurs phénomènes permettent d’expliquer cette tendance :
– le vieillissement des population arrivées massivement travailler sur la commune entre 1975 et 1982,
– le ralentissement du phénomène d’immigration entre 1990 et 1999 (ce qui affecte la classe d’âge des 30-44 ans mais aussi des 0-14 ans),
– le départ des jeunes en âge de faire des études (les 15-29 ans).

Au final l’observation de ces données permet de conclure à un vieillissement progressif de la population communale. Cependant, la reprise démographique constatée depuis 1999, liée à l’arrivée de nouvelles populations et à l’évolution des effectifs scolaires constatée depuis cette période, permet de croire à un rajeunissement progressif de la population communale.

Analyse comparée de la pyramide des âges communale

Malgré une tendance au vieillissement, la population de Saint-Laurent-Médoc est relativement jeune par rapport aux populations cantonales et départementales.
La comparaison des pyramides des âges montre en effet :
– une part moins importante des classes d’âges supérieures à 60 ans dans la commune que sur le canton ou le département,
– une part plus importante des classes d’âges inférieures à 14 ans dans la commune que sur le canton ou le département.

Cette diminution du taux de représentation des populations les plus jeunes se retrouve à l’échelle cantonale et départementale. Bien qu’en baisse, la part des moins de 30 ans reste à Saint-Laurent-Médoc semblable à celle observée à l’échelle départementale et supérieure à celle observée à l’échelle cantonale. Tandis que les plus de 60 ans sont moins représentés à Saint-Laurent-Médoc que dans les autres échelles de référence.

Aujourd’hui, Saint-Laurent-Médoc compte plus de personnes de moins de 30 ans que de personnes âgées de 60 ans et plus. Mais durant la dernière période intercensitaire la part des jeunes a fortement chuté et la part des vieux légèrement augmentée pour se rapprocher des taux départementaux.
A l’échelle cantonale la commune se distingue des autres communes par une population plus jeune.

Aujourd’hui, la population de Saint-Laurent-Médoc est globalement plus jeune que celle du canton et du département de Gironde, mais elle tend à se rapprocher de ce modèle démographique : les données INSEE mettent en évidence un vieillissement certain de cette population.

En 1999, 75% des ménages de la commune étaient composés de moins de 3 personnes.
La taille de ménage la plus représentée est celle des ménages de 2 personnes qui constituent un tiers des ménages de Saint-Laurent-Médoc.

En moyenne les ménages présents sur la commune comptent 2.6 personnes. Ce nombre moyen est en nette régression depuis 1968 où il était de 3.2.
Cette tendance à la baisse est un phénomène constaté à l’échelle nationale dénommé « desserrement des ménages ». Il est cependant moins important sur la commune que sur le canton ou le département où la taille moyenne des ménages est respectivement de 2.4 et 2.3 personnes par ménage.

Ce décalage d’évolution entre Saint-Laurent-Médoc et les territoires de références supérieurs laisse présager la poursuite de cette tendance sur la commune au moins jusqu’au prochain recensement.

Depuis 1968, la population de Saint-Laurent-Médoc n’a cessé d’augmenter. Depuis 1990, cette croissance s’est stabilisée autour de 17 habitants par an – cependant les cinq dernières années ont connu une nette accélération (jusqu’à 44 habitants par an).
Aujourd’hui, Saint-Laurent-Médoc compte 3586 habitants alors qu’elle n’en comptait que 2034 en 1968. Soit une population qui a presque doublé essentiellement grâce à l’accueil de nouvelles populations.

Cette population est relativement jeune. Mais, d’un recensement à un autre, on note un vieillissement qui se traduit notamment par un poids de plus en plus important des classes d’âges les plus âgées.

La taille des ménages tend également à se réduire comme partout en France. Ce phénomène induit pour un nombre d’habitants constant, un accroissement du nombre de logements pour maintenir la population.

Les caractéristiques du parc de logements

A Saint-Laurent-Médoc, le parc total a augmenté de façon continue depuis 1968. Il est passé de 714 unités en 1968 à 1474 unités en 1999 (et 1578 estimés pour 2004). Cette tendance suit la croissance démographique constatée précédemment : la plus forte croissance du parc de logement est enregistrée entre 1975 et 1982 (+40.43%), période qui a connu la forte croissance démographique.

Entre 1982 et 1999 la croissance du parc de logement est à peu près semblable entre les deux périodes intercensitaires, celle-ci se situe entre 10% et 15% (soit environ 13 nouveaux logements par an).
Ce rythme semble se confirmer et s’amplifier depuis 1999. En effet, entre 1999 et 2004 on enregistre 104 permis de construire ce qui représente un taux de croissance de 7% pour les cinq dernières années (soit environ 21 nouveaux logements par an).

Statut des occupants

A Saint-Laurent-Médoc, la très grande majorité des résidences principales est occupée par leur propriétaire (64%), ce taux est légèrement supérieur à celui observé à l’échelle du canton (62%) et bien au delà de celui constaté à l’échelle du département (54%). La proportion des propriétaires croît depuis 1990 : leur part augmente de 15% entre les deux recensements.

Cette proportion à des répercussions sur la part des locataires qui représentent 29% des occupants sur la commune et 28% à l’échelle à du canton, contre 39% à l’échelle départementale.

En revanche la part des logements sociaux est légèrement supérieure à la moyenne départementale (13.8% pour la commune contre 12.7% à l’échelle départementale). Sur la commune, il s’agit de la catégorie de logements qui a connu la plus forte croissance entre 1990 et 1999. Cette proportion risque d’être revue à la baisse lors du prochain recensement. En effet, la commune a récemment vécu la vente de 70 logements sociaux sur les 175 existants. Cette chute du nombre brut de logements sociaux conduirait à une recomposition du parc qui ferait chuter leur part à 9% (sur la base du parc constaté en 1999). Consciente des conséquences socio-démographiques d’une telle évolution, la municipalité souhaite pouvoir pallier à cette perte.